Le projet d’une groupe

Nom du groupe

Le nom d’un groupe peut être protégé en étant déposé comme une marque. La loi sur la protection des marques et des indications de provenance sert de base légale. Peuvent être protégés :

  • Nom
  • Nom écrit selon une orthographe spéciale
  • Logo

Le dépôt se fait auprès de l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle (IPI). Vous trouverez d’autres renseignements et des contacts sur le site www.ige.ch.

  • 1. Recherche Il faut tout d’abord rechercher si le nom souhaité est déjà utilisé ou protégé. Il est recommandé de faire des recherches sur internet ou de se renseigner auprès de SUISA pour savoir s’il existe un groupe membre SUISA ayant déjà le même nom. Il est également possible de demander que l’IPI fasse une recherche (dès 100 francs).
  • 2. Inscription Le formulaire «Dépôt de marque suisse» peut être commandé auprès de l’IPI. Une fois le formulaire renvoyé et validé, vous obtenez une attestation de dépôt de marque ainsi qu’une facture.
  • 3. Important L’IPI ne vérifie pas s’il existe déjà la même marque lorsque vous faites votre dépôt.
  • 4. Application Le dépôt de marque est uniquement valable pour la Suisse.
  • 5. Coût 700 francs
  • 6. Validité 10 ans

Band Biographie

Les principales questions à se poser avant de rédiger un communiqué de presse

Que voulons-nous atteindre? Quelle est la vocation de ce communiqué de presse?

  • Attirer l’attention et éveiller la curiosité pour une demande de précisions
  • Indiquer les sorties et les concerts
  • Transmettre des données sur le groupe et la musique
  • Mettre à disposition des infos pour des reportages dans les médias (citations, mots-clés et comparaisons)
  • Créer un certain attrait pour inviter à écouter un disque
  • Soutenir le travail de conviction auprès des organisateurs
  • Livrer des arguments de vente pour les commerces

A qui s’adresse ce communiqué de presse? Quelles fonctions ont les personnes ciblées? Presse, radio, label, distributeur, organisateur, sponsor, autre fonction?

Quelle est la meilleure façon de toucher ces gens? Individuellement ou par le biais d’un mailing impersonnel? Qui dispose des adresses actualisées? Cet envoi s’adresse-t-il à des personnes précises?

De quoi ont besoin ces personnes et comment travaillent-elles?

Qui doit-on appeler au téléphone pour un suivi individuel?

Dans quels domaines doit-on faire appel à des spécialistes? Qui peut nous conseiller?

Timing: A quel moment doit-on faire parvenir tel ou tel document à telle ou telle personne?

Avons-nous attribué un budget suffisant pour le mailing?

Contrats

Un principe universel dans la musique : plus un groupe s’engage contractuellement (management, booking, maison de disques) et plus il génère d’argent, plus il doit veiller à déterminer – par écrit – les droits, les compétences et les responsabilités de chaque partie.

Un groupe faisant de la musique sans ambition professionnelle n’a pas besoin de rédiger un contrat de groupe, mais il devrait se poser la question de ce qu’il adviendra de la table de mixage achetée en commun si le groupe devait se séparer.

Il est recommandé de discuter dès le départ des points suivants et de les fixer dans un contrat le cas échéant :

1. Nom de groupe

  • Les droits liés à l’utilisation du nom de groupe et du logo appartiennent-ils à tous les membres du groupe ou à une personne en particulier ?
  • En cas de séparation, le groupe perd-il ses droits sur son nom ?

2. Equipement

  • Quel équipement a été amené au sein du groupe et qui a amené cet équipement ?
  • Quelles acquisitions ont été faites en commun ?
  • Qui a payé les réparations ?
  • Comment est réparti le matériel si le groupe se sépare ? Le matériel doit-il être vendu pour rembourser d’éventuelles dettes ?

3. Frais généraux

  • Loyer du local de répétition, assurance de transport, nom de domaine et frais courants à payer.
  • Existe-t-il un compte bancaire en commun
  • Qui gère ce compte ?

4. Tâches

  • Qui exerce quelle tâche au sein du groupe et quelles sont ses compétences et responsabilités ?
  • Est-il rémunéré / défrayé pour cette activité ?
  • Les tâches sont-elles réparties par domaine de compétence ?

5. Tantièmes

  • L’argent perçu par la société de droit d’auteur et d’autres sociétés de gestion est-il versé sur un compte commun ou est-il reversé à chaque membre du groupe concerné ?
  • Quelle est la clé de répartition pour le paiement des royalties d’une composition si plusieurs membres du groupe en sont les auteurs ?
  • Les compositions sont-elles annoncées à SUISA ?

6. Représentant du groupe

  • Qui représente le groupe à l’extérieur ? Dans les médias ?
  • Qui sert d’intermédiaire avec l’agence de booking, le management, etc. ?

7. Départ d’un membre

  • Le membre quittant le groupe s’est-il déjà engagé à faire les concerts déjà confirmés ?
  • Doit-il chercher activement un remplaçant ?
  • Prend-il tout son matériel avec lui ?
  • Continue-t-il à toucher une partie des tantièmes perçus par le groupe ?

8. Dissolution du groupe

  • Quels contrats doit-on résilier et que faut-il régler ?
  • Que fait-on du matériel, du compte bancaire, des engagements, des dettes ?

9. Autres activités musicales des membres du groupe

  • Que se passe-t-il lorsqu’un membre assume deux jobs dans la journée, quel projet a la priorité ?
  • En cas de situations concurrentes, les membres agissent-ils en priorité dans l’intérêt du groupe ou n’est-ce pas envisageable parce qu’un membre gagne sa vie p.ex. en étant musicien de studio ?

10. Organisation juridique

  • Est-il nécessaire de s’organiser en association ? Le pour et le contre.

Contacts

Le music-biz est un business comme un autre. Beaucoup d’argent et de profits sont en jeu. Là aussi, rien ne vaut de bonnes relations personnelles pour conclure les meilleures affaires. Il est par conséquent logique et extrêmement important pour un groupe de nouer des contacts. La longévité d’un groupe est également importante, puisqu’au fil du temps on apprend à connaître sans cesse de nouvelles personnes travaillant dans la branche lors de différents concerts et manifestations.

Comme pour chaque entreprise commerciale, l’emplacement a également son importance. On rencontre par la force des choses plus de personnes de la branche à Genève ou Lausanne qu’à Trifouillis-les-Oies. Il faut par conséquent être présent aussi régulièrement que possible à tous les événements musicaux, comme les concerts d’autres groupes, les salons, les réunions (SUISA), les différentes manifestations culturelles et également les concours de musique, où l’on s’aperçoit que les mêmes personnes sont toujours présentes. Il est très important que les personnes de la branche connaissent votre existence et ce que vous faites. Poser le maximum de questions pour obtenir un maximum d’informations est des plus utiles. En règle générale, les personnes donnent volontiers des renseignements sur leurs activités. Lorsque l’on fait partie de la « famille », ce genre de contact peut ouvrir des perspectives très intéressantes. En outre, il ne faut pas se priver de lire les revues et les sites Web correspondant à sa musique, afin d’apprendre qui fait quoi. Parmi les sites intéressants, citons notammentwww.swiss-music-news.ch ou www.disqueenfrance.com pour le marché français.

Il faut toutefois savoir qu’il y a peu de business dans lesquels on brasse autant d’air que dans le show-business. Il faut réussir à séparer le bon grain de l’ivraie, autrement dit de savoir distinguer le vrai du faux. Ce qui est dit doit être jaugé et non pas être considéré comme avéré sans aucune réserve. En principe, si on a un mauvais sentiment, mieux vaut rester prudent. Les musiciens sont des personnes sensibles qui ressentent ce qui cloche. Il faut cependant faire preuve de doigté dans ses relations avec les acteurs du music-business. Une seule personne irritée peut en effet bloquer le bon déroulement d’une carrière.