Maison de disques, Distribution et Editeurs

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Maisons de disques

Presque tout le monde rêve de décrocher un gros contrat avec une maison de disques. On trouve des maisons de disques de grandeur, d’importance et d’organisation différentes, mais elles ne répondent pas forcément toutes aux besoins des musiciens. Il existe cinq entreprises, les plus grandes, qui sont appelées majors et qui couvrent environ 80 % du marché mondial. Elles sont bien organisées et ont de nombreux départements  avec le personnel adéquat formé pour ces tâches spécifiques. Elles disposent d’un budget pratiquement illimité grâce auquel les majors se donnent les moyens de lancer la carrière des artistes qu’elles ont pris sous contrat. Il peut arriver qu’un groupe débutant soit saboté par l’ambiance impersonnelle qui règne dans ces grosses maisons de disques, car la concurrence y est acharnée et y prend des proportions démesurées.

Il y a également ce qu’on appelle les indépendants, dont les structures peuvent varier entre l’entreprise unipersonnelle et l’entreprise moyenne. Ces sociétés montrent la plupart du temps un grand engagement par rapport à leurs artistes, mais elles ne disposent pas des réseaux commerciaux de la taille et des capacités financières des majors. La tâche principale d’une maison de disques est de vendre des phonogrammes. La fabrication et la distribution ainsi que la promotion et la vente en font partie.

Les domaines d’activité des maisons de disques sont les suivants:

  • Découverte et encouragement de nouveaux artistes
  • Suivi de la production
  • Elaboration de concepts marketing
  • Pressage des disques
  • Création de la pochette
  • Promotion
  • Distribution
  • Vente de licences à l’étranger
  • Gestion

Les majors
Les plus grandes maisons de disques sont appelées majors. Elles sont des filiales de multinationales, dont chacune atteint plus de 10% de part de marché. Les trois majors sont:

  • SONY Music
  • WARNER Music
  • UNIVERSAL Music

Les indépendants contrebalancent en quelque sorte le poids des toutes puissantes majors. En particulier les undergrounds, qui sont de petites entreprises indépendantes se dressant contre la commercialisation à outrance des majors par motifs idéalistes. Leur but principal consiste à produire et à distribuer de la musique culturelle, alternative et individualiste. La valeur idéelle de la musique y joue un rôle plus important que sa valeur marchande. Les indépendants signent souvent des artistes et des groupes ne coïncidant pas avec les tendances commerciales en vigueur, autrement dit qui n’attirent pas ou presque pas l’attention de la grande masse des consommateurs et que les majors évitent par conséquent de prendre sous contrat. Les indépendants donnent des impulsions cruciales dans l’industrie du disque en découvrant de nouvelles tendances. Si un style de musique est devenu populaire grâce à eux, ils se consacrent à de nouveaux domaines. Les indépendants représentent aussi un contre-courant bénéfique et bienvenu par rapport aux majors qui pourraient sans leur existence imposer sans mal leur pouvoir dans des sociétés de gestion comme celle des droits d’auteur et dans d’autres domaines de l’industrie du disque. On distingue sous l’appellation indépendants les labels traditionnels et les undergrounds.

Les labels traditionnels encouragent surtout les styles en marge de la musique commerciale qui ont créé leurs propres créneaux de marché. Parmi ceux-ci se trouvent le jazz, le blues, divers style de rock, la musique du monde et la musique folklorique.Ces labels sont plutôt dirigés par des mélomanes adultes qui se consacrent à un style de musique particulier par amour pour cette musique.

Les labels underground abritent des styles qui n’ont pas encore trouvé leurs propres créneaux de marché et qui, dans la plupart des cas, n’en trouveront jamais. Cette musique se distingue en tout point de la musique commerciale et veut volontairement s’en délimiter. Elle doit être aussi authentique et aussi intransigeante que possible. Ce sont surtout de jeunes gens qui dirigent des labels underground. Ils s’identifient énormément avec cette musique, qui est également liée à un certain mode de vie, et n’ont que faire de l’avis de la presse et de l’opinion publique.

Distributeurs

Le distributeur est responsable de la répartition des supports sonores dans les commerces. Il utilise pour ce faire des CD déjà pressés (en vue de leur distribution) ou fait réaliser lui-même une bande master prêt à l’emploi avec le tirage souhaité dans un atelier de pressage. Il existe d’autres possibilités de distribution:

  • Le distributeur envoie un représentant dans les divers magasins où de nouveaux produits sont proposés et commandés
  • Distribution par le biais du commerce de gros (p. ex. magasins de disques indépendants, grands magasins et clubs)
  • Distribution par commandes mail (commandes via catalogues et commandes via annonces)
  • Internet

Il est important pour un groupe suisse de trouver un distributeur convenant à son propre style de musique, s’enthousiasmant pour le produit et dont les représentants sont appréciés par les différents magasins de disques.

Editeurs

La tâche de l’éditeur est l’exploitation commerciale de la propriété intellectuelle, de la musique et plus particulièrement des chansons. Les artistes qui n’écrivent par exemple pas eux-mêmes leurs chansons (Tina Turner, Cher, etc.) cherchent auprès des éditeurs de nouveaux morceaux qu’ils pourront interpréter. Comme les recettes générées par les droits d’auteur vont aux auteurs, ils peuvent représenter une source importante de revenus. La musique peut aussi servir dans la publicité et même être utilisée pour illustrer une bande originale de film. Les partitions de certains morceaux peuvent en outre être publiées.

L’éditeur doit également veiller à ce que les chansons de ses artistes soient aussi éditées à l’étranger. Il autorise les versions étrangères et les reprises de ces titres. Il supervise et gère les recettes générées par les éditeurs étrangers (sous-éditeurs) et les sociétés de gestion correspondantes (SUISA, GEMA, SACEM, etc.). Cela exige d’un éditeur qu’il ait de parfaites connaissances en matière de droits d’auteur et qu’il dispose de bons contacts dans tous les domaines de l’industrie du divertissement.

Les Sous-Editeurs
Afin de pouvoir exploiter des chansons à l’étranger, un éditeur peut y transmettre des droits de sous-édition. Ce procédé a l’avantage qu’un éditeur situé à l’étranger possède de meilleurs contacts au sein du business indigène et peut par conséquent agir plus efficacement. Un contrat de sous-édition ne peut être conclu dans le pays de l’éditeur.